NDSC
Etude des cirrus et leur variabilité : Observation
lidar et paramétrisation dans des modèles numériques.
Responsables
: Philippe Keckhut (Phys. Adj.), Slimane Bekki (MC), Alain
Hauchecorne (DR).
Lieu
:
Service d’Aéronomie du CNRS, Réduit de
Verrieres – BP 3
Route des Gatines, 91371 Verrieres le buisson Cedex, France
Tél: 01 64 47 43 11 / 01 64 47 42 45 Fax: 01 69 20
29 99
e-mail: keckhut@aerov.jussieu.fr, slimane@aero.jussieu.fr,
hauchecorne@aerov.jussieu.fr
code d’unité: UMR 7620
Résumé
:
Les
cirrus sont des nuages fins de haute altitude couvrant plus
de 30 % de la surface de la terre. Bien qu'ils jouent un rôle
important dans le système climatique au niveau radiatif
et chimique, leur formation n'est pas véritablement
comprise. En particulier, l'impact des aérosols sur
leur formation n'a pas été clairement quantifié
faute de mesures appropriées. De plus, du fait de leur
variabilité spatiale et temporelle, ils sont assez
mal représentés dans les modèles à
grande échelle, utilisés pour évaluer
les changements climatiques. Les instruments nécessaires
à leur étude ont été développés
au sein du Service d'Aéronomie du CNRS et ces derniers
fonctionnent régulièrement permettant de disposer
d'une base de données couplée LIDAR (LIght Distance
And Ranging) et ballon unique. De nombreuses publications
concernant les aspects instrumentaux et des premières
climatologies ont été réalisées
lors de stages et thèses précédents.
Maintenant il s'agit de caractériser et quantifier
la variabilité, de calculer des corrélations
croisées entre les paramètres clefs et de développer
des modélisations et/ou paramétrisations des
effets observés. Ce travail fait donc appel principalement
à des analyses statistiques et mathématiques
aussi bien pour la partie associée à l’analyse
de données, que celle correspondant au développement
de paramètrisations des effets sous grille à
implanter dans les modèles climatiques.
Ces questions scientifiques associées à la représentation
des cirrus, dans les modèles numériques, correspondent
à un travail de thèse. La première partie
peut tout à fait faire l’objet d’un stage
de DEA. Cette première étape consiste à
classifier les observations LIDAR de cirrus par type en fonction
de critères morphologiques et de caractériser
leur variabilité spatiale et temporelle pour identifier
un nombre limité de classes qui montreront des caractéristiques
et des relations avec les autres paramètres physiques
cohérents. A partir de ces résultats on envisagera
une manière de les représenter dans les modèles
climatiques.
