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| Changement climatique : Réponse à Claude Allègre | |||||
Claude Allègre, ancien ministre de l'Education nationale et de la recherche, a publié, le 21 septembre, dans le magazine l'Express, une chronique qui met en doute la réalité du changement climatique et le rôle des activités humaines dans ce changement. Nous reproduisons ici la réponse à cette chronique de scientifiques impliqués dans les études du climat (dont Jean Jouzel, directeur de l'IPSL). Cette réponse a été envoyée à l'Académie des sciences dont Monsieur Allègre est membre, à l'Institut national des sciences de l'univers, ainsi qu'au directeur de la rédaction de l'Express. Dans sa chronique « Neiges du Kilimandjaro » parue
dans l’Express du 21 septembre 2006, Claude Allègre cite
de manière manifestement erronée un article publié
récemment dans la revue Science (1) pour expliquer « qu’en
trente ans, le volume des glaces antarctiques n’a pas varié
». Or, cet article ne porte pas sur le volume des glaces de l’Antarctique,
mais sur le fait que l’accumulation de neige n'a pas augmenté
de façon significative depuis les années 1950. D’après
C. Allègre, ces résultats mettent en cause l’idée
des « Cassandre du réchauffement climatique » puisque
si le réchauffement a lieu, celui-ci « sera beaucoup plus
important près des pôles qu’à l’équateur
», donc doit conduire à une diminution du volume des glaces
de l’Antarctique.
(1) Monaghan, A. et al. Science, Vol. 313, 11 août 2006
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| Livre : "Le méthane et le destin de la Terre" | |||||
Biographie des auteurs
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| Du 11 au 14 octobre 2006 : L'IPSL fête la science | |||||
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| Livre : "Climat et Météo pour les nuls" | |||||
Biographie des auteurs
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| 25 juillet 2006 - François Goulard, Ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, a annoncé, lors de sa visite à l'IPSL le 25 juillet dernier, la mise en place d'un plan à 4 ans destiné à mettre la France au niveau de ses partenaires européens dans le domaine du calcul scientifique. | |||||
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© Robert Rivoire (UVSQ)
François Goulard, Ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, s'est rendu, mardi 25 juillet, dans l'un des laboratoires de l'IPSL - le Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement (LSCE) - pour y dialoguer avec les responsables de l'Institut Pierre-Simon Laplace, en présence de plusieurs représentants de ses tutelles (Messieurs Bugat, Bigot et Caristan pour le CEA et Madame Faucheux pour l'Université Versailles Saint-Quentin en Yvelines). Il a été accueilli par Robert Vautard, directeur du LSCE, qui a introduit le programme de la matinée. Jean Jouzel, directeur de l'IPSL a tout d'abord présenté l'Institut (laboratoires, pôles et services). Il a rappelé sa capacité à intégrer tous les aspects du changement climatique y compris les relations complexes du soleil avec la Terre et le climat des planètes du système solaire, ainsi que sa forte implication dans les programmes internationaux et dans les travaux du GIEC (Groupe international d'experts sur l'Evolution du Climat). Il a rappelé que le GIEC s'est donné comme objectif de porter un diagnostic sur les différents aspects du changement climatique pour éclairer la société civile et les politiques qui prennent leurs décisions dans le cadre de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC) mise en place au sommet de la Terre de Rio en 1992. Il a également rappelé le rendez-vous de janvier 2007 à Paris pour l’approbation du 4ème rapport scientifique du GIEC. Puis, Hervé Le Treut, directeur du Laboratoire de Météorologie Dynamique (LMD), a expliqué que trois outils sont nécessaires à la "connaissance" des climats futurs : la modélisation, la confrontation des résultats des modèles aux observations et l'établissement de scénarios socio-économiques. Il a montré quelques résultats récents des modèles français et a évoqué le chemin qu'il reste à parcourir, en particulier dans le domaine du calcul et de la coopération avec les sciences humaines et sociales. Le Ministre a ensuite visité deux installations du LSCE en compagnie de Valérie Masson-Delmotte, chercheuse au LSCE, qui lui a montré quelques moyens dont disposent les scientifiques pour connaître les climats du passé (l'étude des cernes d'arbres et les carottes glaciaires). Cette visite a été l'occasion de montrer au Ministre que les concentrations actuelles observées de gaz carbonique et de méthane dans l'atmosphère sont sans précédent dans les 650 000 dernières années. De retour dans la salle de conférences, Philippe Ciais, chercheur au LSCE, a introduit les outils qui permettent d'étudier le cycle du carbone aux échelles locale, régionale et globale. Il a montré que la canicule de 2003 en Europe avait considérablement réduit la capacité de la végétation à absorber le gaz carbonique émis par les activités humaines. Plus généralement, il a montré que le réchauffement climatique a pour effet de réduire les puits de carbone, ce qui a tendance à aggraver le réchauffement. Enfin, Jacques Pelon, président du Conseil Scientifique de l’IPSL, a donné un bref aperçu des moyens mis en oeuvre pour l'observation des variables climatiques : réseaux de mesures régulières, participation à des campagnes internationales de mesure intensives à l'échelle régionale telle la campagne actuelle AMMA (Analyse Multidisciplinaire de la Mousson Africaine) et mesures globales par les satellites (en particulier le satellite CALIPSO qui vient d'être lancé et le satellite MetOp qui le sera prochainement). Il a souligné la nécessité de pérenniser ces observations pour permettre une meilleure complémentarité entre l'analyse des données et la modélisation. François Goulard s'est ensuite tourné vers les scientifiques pour leur demander des précisions sur la place de la France dans les études du climat et pour avoir leur avis sur les points qu'il faudrait améliorer pour que la France soit plus performante dans ces études. Le positionnement fort de l’IPSL sur la scène internationale a été tout d’abord été souligné avec une participation importante des chercheurs de l’institut au groupe d’experts du GIEC et avec un fort impact de ses publications scientifiques. Plusieurs points faibles ont cependant été évoqués, dont deux sont particulièrement handicapants pour l’avenir des sciences de l’environnement :
Par ailleurs, la faiblesse des moyens affectés au fonctionnement et au renouvellement des flottes navale et aéroportée françaises a été évoquée. Cette faiblesse limite les capacités de réalisation de campagnes, alors que la communauté scientifique française a un rôle moteur depuis quelques années. En outre, la détection, la quantification et la compréhension des changements de la composition atmosphérique nécessite de maintenir à long terme des réseaux de mesure, ce qui s’avère difficile sans l’appui d’une infrastructure de recherche européenne soutenue au niveau national. Enfin, la recherche en sciences de l’environnement doit s’ouvrir davantage aux questions sociétales et aux études d’impact, mais cela nécessite que les chercheurs en sciences de l'environnement et en sciences économiques trouvent un langage commun, ce qui ne peut pas se faire sans un temps incompressible de maturation des projets. François Goulard a ensuite annoncé la mise en place d'un plan sur 4 ans pour faire évoluer les moyens calcul de la communauté scientifique française. Ce plan serait doté d'une enveloppe budgétaire de 25 millions d'Euros par an. La société civile « Grand Équipement national pour le calcul intensif » (GENCI), incluant le CEA, le CNRS et les universités, sera créée pour l’achat et la gestion d’un centre de calcul qui devrait permettre de mettre la France au niveau de ses voisins européens. Cette mise à niveau est en effet un préalable à toute organisation européenne du calcul scientifique. Pour conclure, François Goulard a évoqué la demande
présentée par l’IPSL dans le cadre des nouveaux réseaux
de recherche thématique avancée (RTRA). Il rappelle qu’une
dizaine projets sera sélectionnée suivant des critères
bien précis concernant notamment le nombre de chercheurs de haut
niveau impliqués dans le projet, la cohérence des objectifs
scientifiques affichés, et l’attractivité du projet.
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| Exposition Mars en Mars - du 28 mars au 28 avril | |||||
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| Journées d'hommage à Gérard Mégie - 12 et 13 janvier 2006 à la Maison de l'UNESCO | |||||
| Les 12 et 13 janvier 2006, des journées d'hommage à
Gérard Mégie, spécialiste de renommée mondiale
de la physique-chimie de l’atmosphère, se tiendront à
la Maison de l’UNESCO à Paris.
Décédé prématurément le 5 juin 2004, Gérard Mégie était professeur à l’Université Pierre et Marie Curie, membre de l’Académie des Sciences, Président du CNRS, Président du Comité des programmes scientifiques du CNES. Ancien directeur des sciences de la Terre et de l’Univers à la direction de la Recherche et des études doctorales au ministère de l’Éducation nationale. Il était le fondateur et premier directeur de l’Institut Pierre-Simon Laplace des sciences de l’environnement. Ces journées sont destinées à rendre hommage à
la personnalité exceptionnelle de Gérard Mégie, à
ses réalisations scientifiques et à ses engagements nationaux
et internationaux dans le monde de la recherche et dans la société.
Elles sont placées sous le haut patronage de l’UNESCO et
organisées sous l'égide de l'Académie des sciences,
du Ministère délégué à l’enseignement
supérieur et à la recherche, du Centre national de la recherche
scientifique, de l'Institut universitaire de France, de l'Université
Pierre et Marie Curie, de l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines,
du Centre national d’études spatiales, de l'Institut national
des sciences de l’univers, de l'Institut Pierre-Simon Laplace et
de l'Association française pour le Mouvement universel de la responsabilité
scientifique. Ces journées, ouvertes à tous, s’adressent à un public de scientifiques, de responsables du monde de la recherche comme du monde politique et socio-économique, d’étudiants et de citoyens. Contact : Christiane Grappin, chef de projet des Journées
Gérard Mégie Contact presse : Gaëlle Multier, Bureau de presse
du CNRS |
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